Le taux d'analphabétisme a atteint 38,45 pc pour la population âgée de 10 ans et plus, et 43 pc pour celle âgée de 15 et plus, a précisé M. Birou lors d'une conférence de presse consacrée à la présentation des résultas de «l'enquête nationale sur l'analphabétisme, la non scolarisation et la déscolarisation au Maroc».
Avec un échantillon de l'ordre de 12.000 ménages à enquêter parmi les 5.665.264 ménages recensés en septembre 2004, l'enquête assurait un taux de sondage se situant aux alentours de 0, 21 pc.
Cette enquête a confirmé les incessants contrastes régionaux qui continuent à marquer le pays, précisant que la région de Taza-Al Hoceima-Taounate émerge comme étant celle à analphabétisme le plus répandu (52,32 pc pour les 10 ans et plus et 59,62 pc pour les 15 et plus), suivies des régions de Tadla-Azilal et Souss-Massa-Draa qui affichent des taux, dans les meilleurs de cas ne descendant pas en dessous de 45 pc pour les personnes âgées de 10 ans et plus et s'établissant tous au dessus de 50 pc pour les personnes âgées de 15 et plus.
A 10 ans et plus, 45,7 pc de la population de Doukala-Abda est analphabète et 44,25 de celle de la région de Marrakech-Tensift-Al Haouz l'est aussi, ajoute l'enquête, faisant remarquer que les régions de l'Oriental, de Chaouia-Ouardigha et de Meknès-Tafilalet ne devancent que légèrement les régions précédentes (40 pc pour les personnes âgées de 10 ans et plus et 45 pc pour celles de 15 et plus).
Pour les inégalités, selon le milieu de résidence, l'enquête a souligné qu'ils sont de 27,2 pc en milieu urbain et 4, 54 pc en milieu rural.
Les causes de la non scolarisation exprimées par les enquêtés sont réparties en trois principales catégories : économiques (pauvreté, manque de moyens, travail précoce des enfants), socioculturelles (décision des parents, le poids de la tradition, la priorité à la scolarisation des garçons) et sociospatiales (la non-disponibilité de l'école près des usagers (principale cause des 20,1 pc des enquêtés), selon les résultats de l'enquête.