La décision des grévistes de la faim, appuyée par un comité de solidarité formé d'organisations politiques et syndicales, intervient suite au rejet de leur dossier par la direction de l'éducation, qui les considère inéligibles au concours annuel destiné à pourvoir aux postes vacants dans l'enseignement, indiquent des responsables syndicaux.
Alors que l'état de santé de plusieurs grévistes de la faim s'est gravement détérioré, une directive émanant de la direction générale de la fonction publique leur a signifié le rejet de leurs dossiers en tant que postulants au concours de recrutement des enseignants prévu fin juillet, ce qui n'a fait que pousser à la radicalisation du mouvement de protestation.
La secrétaire général du Syndicat algérien autonome des personnels de l'administration publique (SNAPAP), a relevé "le cafouillage" des autorités dans leur approche des problèmes de cette catégorie d'enseignants, qui compte quelque 40.000 membres en rappelant que le ministre de tutelle avait lui-même, affirmé précédemment que les contractuels étaient admissibles au concours, un geste destiné à faciliter une issue à ce conflit.
Elle a, notamment, dénoncé comme inique le confinement de cette catégorie d'enseignants dans une situation de simples "vacataires" sans statut stable, même si la plupart d'entre eux sont sous contrats depuis plusieurs années.
Une réunion se tiendra au siège du SNAPAP dont relève le syndicat des enseignants contractuels, afin d'examiner la ligne de conduite à suivre, suite à l'intransigeance du ministère de tutelle.
Les enseignants grévistes ont reçu le soutien d'un collectif de syndicats autonomes, de la Ligue algérienne des droits de l'homme, de partis d'opposition comme le Front des Forces socialistes (FFS) et le Rassemblement pour la culture et de la démocratie (RCD), outre les messages de sympathie et de soutien émanant de différentes organisations syndicales de par le monde.