Pourquoi le Maroc ? Parce qu'il se trouve sur un des axes empruntés par les oiseaux migrateurs qui remontent actuellement d'Afrique, vers le nord de l'Europe. Mardi dernier, le Premier ministre marocain Driss Jettou a présidé une réunion de travail consacrée " à l'examen de l'évolution de la maladie de l'influenza aviaire.
Au menu, les différents dispositifs de surveillance mis en place, ainsi que les mesures de prévention en vigueur. Et surtout, présentation du tout nouveau Plan national de préparation et de riposte.
Il sera mis en oeuvre et suivi par un " comité ministériel restreint ". Le Maroc prend très au sérieux la menace aviaire. Un Comité national de vigilance de l'Influenza aviaire chargé de la veille épidémiologique a même été créé dès 2004. Alors que les oiseaux migrateurs eux, sont surveillés par le Haut commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la Désertification. Pour ce qui est des contrôles aux frontières, l'importation de volailles - vivantes ou non - est strictement interdite.
Enfin conformément à la demande formulée par l'OMS, le pays a entrepris "(...) l'acquisition d'un stock stratégique d'antiviraux et s'est positionné - à l'instar de la France n.d.l.r. - pour l'achat du (futur) vaccin spécifique". Lequel rappelons-le, est toujours en préparation.