Le Forum œuvrera, également, pour la défense et la promotion des droits politiques, économiques, sociaux et culturels et des libertés individuelles et collectives et l'émergence d'un système éducatif maghrébin, tout en favorisant une recherche scientifique commune, dotée de moyens indispensables à son développement.
Les signataires de la charte ont souligné leur engagement pour dégager les voies et les moyens de l'édification d'un Maghreb de paix, de démocratie, de solidarité et de prospérité partagée et pour contribuer à la construction d'alternatives pour un Maghreb garantissant les droits des femmes et des jeunes à l'égalité et à la prospérité.
Après avoir affirmé que la dimension maghrébine est une nécessité actuelle et structurelle qui correspond à une histoire séculaire affectée par les guerres coloniales, ils ont mis l'accent sur l'obligation de chercher des alternatives et de formuler des propositions concrètes pour garantir les droits fondamentaux de la population maghrébine.
Le membre du comité maghrébin chargé de l'organisation du Forum, Abdelkader Azrii, a indiqué que l'adoption de cette charte constitue une étape historique qui marquera l'avenir des peuples maghrébins, appelant à déployer davantage d'efforts en vue de développer les mécanismes de suivi nécessaires pour la concrétisation des principes stipulés dans la charte.
Pour Azrii, la tenue de ce 1er Forum Social Maghrébin est l'expression d'une conviction profonde de l'inéluctabilité de parvenir à une union maghrébine sur tous les plans, soulignant que la prise de conscience de la nécessité de relever les défis auxquels fait face actuellement la région a conduit à la création de ce forum qui a pu rassembler les différents acteurs de la société civile autour d'une vision civique, politique et culturelle claire en vue de faire face à la mondialisation et aux politiques néolibérales.
Initié sous le signe "Vers un Maghreb des Peuples et pour un monde meilleur", le FSMagh s'inscrit dans le sillage des forums sociaux régionaux, adhérant aux principes du premier Forum Social Mondial, qui s'est tenu à Porto Alegre en 2001.
Ce rendez-vous, marqué par la présence de plus de 2000 participants, représentant des associations et organisations sociales alter-mondialistes des pays maghrébins, arabes, africains et autres, se veut un espace de débat ouvert traitant des axes thématiques portant notamment sur "Les mouvements sociaux maghrébins", "Démocratie, droits de l'Homme et diversité culturelle", et "Mondialisation, espace euro-maghrébin et migration".
Le Forum Social Mondial est un espace de rencontre ouvert visant à approfondir la réflexion, le débat d'idées démocratique, la formulation de propositions, l'échange en toute liberté d'expériences, et l'articulation en vue d'actions efficaces, d'instances et de mouvements de la société civile qui s'opposent au néo-libéralisme et à la domination du monde par le capital et toute forme d'impérialisme.