ÂATABA, le Seuil, en arabe, d’une durée de 60 minutes environ. Il s’agit d’une création présentée dans le cadre des Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine St- Denis.
Dans la note de présentation de cette nouvelle création, Taoufiq Izeddiou écrit :
« ..Pour « Aataba » (le seuil), j’invite cinq danseuses : quatre marocaines et une française. Ainsi leurs savoirs chorégraphiques ne seront pas sans confrontation, ni surprise. Une chanteuse orientale est à leurs côtés, ainsi qu’ une bande son composée d’enregistrement de boîtes de nuit, de voix de chefs africains ou arabes, du son d’une corde amplifiée, avec sur scène des bendir, ces tambourins qui existent partout dans le monde… Quelle identité pour cette danse ? Elle est en train de naître de mon pays. Le Maroc a toujours été au carrefour d’influences : les berbères avec leur danse, les arabes avec l’islam, puis l’Espagne, les juifs, les esclaves arrivant d’Afrique. Je suis moi-même de famille gwana, descendant d’esclaves, d’une famille de danseurs et musiciens, mais également ancien boxeur, étudiant en théâtre et en danse, puis danseur formé en Europe…
Notre identité naissante est dans la rencontre de ces influences passées et nouvelles. Pour ces corps cachés et si libres à la fois seules des femmes peuvent à mes yeux porter, raconter ces êtres dans toutes leurs métamorphoses, leurs états, leurs joies et souffrances, leur violence, leur peur, leurs désirs, et les déposer auprès du spectateur – au seuil d’un nouveau regard… »