En réponse à une question orale sur "la propagation de la méningite" lors de la séance des questions orales à la chambre des conseillers, la ministre a précisé que le vaccin a prouvé son efficacité puisque, du 1er janvier au 16 juillet 2008, seulement 3 cas de méningite ont été enregistrés au Maroc.
Le ministère de la santé consacre un budget estimé à 55 millions dh (MDH) par an pour financer les vaccinations contre la méningite, la coqueluche, le tétanos, la diphtérie, a souligné Baddou, précisant qu'un montant de 2 MDH a été alloué, cette année, à la vaccination contre les bactéries responsables de la méningite à méningocoques, toutes les délégations du ministère ayant offert le vaccin à titre gracieux.
Eu égard à la gravité de cette maladie, a expliqué la ministre, son suivi et son contrôle permanents sont assurés dans le cadre du programme national de lutte contre la méningite visant à faire face à la maladie aux niveaux local et national à travers l'adoption de mesures relatives, notamment aux soins médicaux dispensés au niveau des centres hospitaliers, aux examens biologiques, à la vaccination de l'entourage du patient et au contrôle permanent de l'épidémie.
La ministre a, également, souligné que le ministère de la santé s'attelle, en collaboration avec l'office régional de l'organisation mondiale de la santé (OMS), à évaluer la stratégie adoptée dans le but d'activer le programme national, le dotant de techniques et de mécanismes nouveaux et disposant des plus récents vaccins tels le vaccin contre la méningite à pneumocoques.
Par ailleurs, en réponse à une autre question sur la situation des déséquilibrés mentaux, la ministre a observé que les hôpitaux et les services spécialisés des maladies mentales ont pour mission d'établir le diagnostic d'une maladie, de soigner les personnes atteintes de maladies psychiques en les maintenant hospitalisées jusqu'à leur guérison, mais ne sont pas tenus d'assurer leur hébergement.
Les cadres du ministère de la santé assurent un suivi régulier des cas sur place, fournissent aux malades psychiques les médicaments nécessaires selon les possibilités, a fait remarquer Baddou, notant que tous ceux d'entre eux qui ont besoin d'une hospitalisation peuvent l'être pendant la période requise.
Le plan de travail du ministère de la santé s'appuie sur plusieurs mesures telles le rapprochement des établissements psychiatriques des patients, le soutien et l'intégration de la santé mentale dans les soins de santé de base à travers la création de services hospitaliers spécialisés dans les hôpitaux publics, la formation de cadres médicaux, paramédicaux spécialisés, l'encouragement de la recherche scientifique, l'incitation à la formation continue, a poursuivi la ministre.
Concernant la stratégie du ministère de la santé dans le domaine de la lutte contre la toxicomanie, Baddou a indiqué que cette stratégie est fondée, notamment sur l'adoption d'un programme complémentaire dans le domaine de la lutte contre la toxicomanie basé sur la prévention, le traitement, les soins dispensés aux toxicomanes au niveau des centres de santé spécialisés et l'adoption d'un programme de traitement des dégâts causés la toxicomanie.