Les déclarations de Mme Yade "risquent de constituer un autre sujet qui fâche" entre la France et l'Algérie, estime dans un commentaire le quotidien algérien, en les qualifiant de "maladresse qui complique les choses plus qu'elle ne les arrange".
Le procureur de Tiaret, dans l'ouest de l'Algérie, avait requis mardi trois ans de prison ferme contre Habiba Kouider, 37 ans, convertie au christianisme et jugée pour exercice illégal d'un culte non-musulman, en vertu d'une loi de 2006.
"C'est triste, c'est choquant, d'abord parce que cela (le procès) contrevient à la déclaration universelle des droits de l'Homme", qui proclame dans son article 18 la liberté de pensée, de conscience et de religion, a déclaré Mme Yade dimanche à Radio J. Elle a souhaité "un geste de clémence" de la part du Tribunal.
Le verdict est attendu mardi, selon le président de l'Eglise protestante d'Algérie.
"On voit difficilement comment Rama Yade compte conjuguer les droits de l'Homme avec la diplomatie en s'emparant d'autorité d'une affaire traitée par un tribunal algérien", ajoute Liberté, qui se demande s'il ne s'agit pas d'un nouveau "péché de jeunesse" de la secrétaire d'Etat française.