Six embarcations ont été interceptées au large des côtes de Murcie, une septième a réussi à atteindre une plage de la localité de Cartagena et ses 22 occupants ont été arrêtés, alors que trois autres barques ont été découvertes abandonnées sur le littoral et leurs occupants disparus dans la nature, indique le journal.
El Pais précise que 91 migrants algériens qui étaient à bord des sept embarcations interceptées ont été interpellés, alors que les occupants des trois autres embarcations découvertes sur des plages de la région d'Alicante sont activement recherchés par la Garde Civile espagnole.
Un conseiller de la présidence du gouvernement autonome de la région de Murcie, Juan Antonio de Heras, cité par le journal, a affirmé que la reprise des flux de l'immigration clandestine de l'Algérie vers l'Espagne "démontre l'imprévoyance" du gouvernement central espagnol.
M. de Heras a vivement critiqué le gouvernement central de Madrid qui n'a pas encore déployé une batterie de radars dans cette région espagnole pour la surveillance maritime et la lutte contre l'immigration clandestine, à l'instar de celle déployée dans la région de l'Andalousie (sud).
El Pais publie une illustration expliquant le modus operandi des migrants clandestins algériens qui utilisent généralement de petites embarcations de fortune ne dépassant pas trois mètres de long.
Dotées de moteurs hors-bord de puissance moyenne, ces embarcations partent le plus souvent des localités algériennes de Ghazaouet et Oran en direction des côtes des régions espagnoles de Murcie, Alicante et Valence.