Un groupe d'une cinquantaine de cadres représentant le syndicat national des contractuels, venus de différentes wilayas du pays, se sont rassemblés lundi au siège du SNAPAP à Alger pour dénoncer "la précarité" que vit cette catégorie d'enseignants, dont un grand nombre, affirment ces sources, n'ont pas touché leurs salaires depuis des mois.
Ils sont plus de 1400 enseignants contractuels à Béjaïa à n'avoir pas eu droit à une rémunération depuis trois ans, a indiqué Meriem Maârouf, porte-parole du conseil national des contractuels, lors d'une conférence de presse donnée dimanche à Alger.
Les protestataires (quelque 40.000 à faire partie de cette corporation) se plaignent d'être exclus ou marginalisés dans les concours destinés à pourvoir des postes vacants dans l'enseignement, au motif qu'ils ne répondent pas aux critères requis, ce qui les contraint à un statut précaire d'éternels "remplaçants", à la merci des mutations arbitraires sinon au licenciement, soulignent-ils.
Ils réclament notamment l'intégration des contractuels dans leurs fonctions, la réintégration des enseignants exclus, la régularisation des enseignants après un an d'exercice ainsi qu'un statut leur garantissant la stabilité et une protection contre les abus.
Les enseignants grévistes de la faim ont reçu le soutien de l'Union internationale des services. Dans un message adressé aux protestataires cette fédération syndicale internationale a qualifié de "catastrophique" la situation des enseignants contractuels algériens.