Dans ce spectacle, qui se veut un ballet au geste fin et flamboyant, Sidi Larbi Cherkaoui enrichit sa pratique en convoquant sur scène 17 moines boudhistes chinois, virtuoses des arts martiaux.
Les moines sont inspirés dans leurs techniques et leurs manières de vivre des animaux et Sidi Larbi Cherkaoui s'est mis en quête de leur âme différente.
Seul face à ces moines, le chorégraphe marocain de renommée internationale cherche le geste et interroge l'espace. Avec l'aide du plasticien anglais Anthony Gormley, il a imaginé pour chaque danseur une boîte de bois, formidable élément de scénographie qui transforme et modèle le plateau tout au long du spectacle.
Jusqu'à la puissance terrestre du final, ""Sutra"" tient ses promesses d'une œuvre inoubliable dans les possibles du corps et fait mûrir une danse en quête de sens.
Depuis sa création en 1947, le Festival d'Avignon est devenu une étape estivale incontournable de la vie culturelle en France.
Détenteur notamment de la médaille ""Nijinski"" de danse de ""Monaco Dance Forum"", Sidi Larbi Cherkaoui (32 ans) fait partie de cette jeune génération d'artistes qui représentent la nouvelle vague dans le milieu de l'art chorégraphique en Europe.