Tripoli a rappelé son chargé d'affaires à Berne et suspendu l'octroi de visas pour les ressortissants suisses, a expliqué à l'Associated Press Jean-Philippe Jeannerat, porte-parole du DFAE (ministère).
Les liaisons aériennes entre la Libye et la Suisse ont été réduites. Par ailleurs, deux ressortissants suisses sont en garde à vue en Libye depuis samedi dernier sous divers motifs d'accusation.
Les bureaux d'un certain nombre d'entreprises suisses ont été mis sous scellés et d'autres semblent être sur le point d'être fermés.
La conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey a interrompu mercredi ses vacances pour rejoindre Berne, a ajouté Jeannerat. Mardi, la ministre des affaires étrangères s'était entretenue par téléphone avec son homologue libyen, Abderrahman Shalgan, lui faisant part de "sa ferme protestation et de sa vive préoccupation face à ces développements", tout en exprimant son souhait d'éviter l'escalade, selon le DFAE.
La Suisse a donc dépêché une délégation diplomatique qui devait arriver en fin d'après-midi à Tripoli mais par mesure de précaution, le DFAE recommande aux citoyens suisses de renoncer jusqu'à nouvel avis à tout déplacement à destination de la Libye.
Hannibal Kadhafi et son épouse ont été arrêtés le 15 juillet dans un hôtel de Genève, puis inculpés pour lésions corporelles simples, menaces et contrainte. Deux de leurs domestiques ont porté plainte pour maltraitance. Après deux jours de détention, ils ont été libérés jeudi dernier suite au versement d'une caution, et ont quitté Genève.