Naciri a affirmé, en réponse à une question orale à la Chambre des conseillers, que les médias soumettent ces rapports à la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA), chargée juridiquement de contrôler les éventuels dysfonctionnements et d'attirer l'attention en vue d'apporter les ajustements nécessaires pour la garantie des équilibres en vigueur.
Il a souligné que le temps d'antenne consacré au gouvernement (30 pc) et à la majorité (30 pc) ne doit pas dépasser le double du temps réservé à l'opposition (30 pc), les formations politiques non représentées au Parlement ayant droit à 10 pc.
Les médias publics se conforment, dans la couverture des activités partisanes, aux dispositions de la loi relative à la communication audiovisuelle, aux cahiers des charges, aux règles de base de la diversité d'expression des courants de pensée et d'opinion, a-t-il indiqué.
Ils sont aussi tenus, a-t-il poursuivi, de garantir un accès équitable des organisations politiques, syndicales, professionnelles et sociales au service publics, en prenant en compte la représentativité au Parlement.
Le ministre a relevé que l'Union constitutionnelle (opposition) a, à titre d'exemple, dépassé largement durant les deux premiers trimestres 2008 le temps d'antenne qui lui est attribué, selon les règles fixées par la HACA.
Toute partie lésée, a-il dit, peut déposer une plainte auprès de la HACA qui la traite dans les délais impartis, sachant bien que cette dernière se doit d'élaborer un rapport trimestriel à cette fin.