Le CCG qui regroupe les Emirats arabes unis, Oman, Bahrein, le Qatar, le Koweït et l'Arabie saoudite, soutient tous les efforts et toutes les mesures prises par le gouvernement de Khartoum pour protéger la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale, pour maintenir la paix et la stabilité dans sa région occidentale du Darfour, indique le communiqué.
Le CCG basé à Riyad, capitale de l'Arabie saoudite, a exprimé sa déception quant aux accusations de la CPI contre Omar el-Béchir, soulignant que la CPI ne devrait pas outrepasser le droit international par l'introduction de "deux poids, deux mesures" dans ses poursuites judiciaires.
La CPI aurait dû, dans ses principes de paix et de justice, traiter tous les conflits mondiaux qui violent l'humanitarisme, dont l'occupation des territoires palestiniens par Israël et ses agressions incessantes contre les Palestiniens, précise le communiqué.
De l'autre côté, le ministre yéménite des Affaires étrangères Abu Bakr al-Kurbi a affirmé que les accusations de la CPI contre le président el-Béchir avaient violé la souveraineté du Soudan et s'étaient ingérées dans ses affaires intérieures, en dépit du droit international.
L'initiative de la CPI ne fait que compliquer la situation du Darfour et menacer la sécurité et la stabilité dans cette région et au Soudan, a-t-il ajouté.
La semaine dernière, le procureur en chef de la CPI Luis Moreno-Ocampo a formellement demandé un mandat d'arrêt visant le président el-Béchir, accusant ce dernier de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité au Darfour.
Le Soudan qui n'est pas membre de la CPI, a catégoriquement rejeté les accusations de la CPI, les qualifiant de "nulles et infondées" et affirmant que la CPI n'a pas de juridiction sur le Soudan.