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Liberté d’expression, une voie à double sens

Shahed Amanullah - CGNEWS - eMarrakech .info le 26 Août 2008

Shahed Amanullah : Austin (Texas) – En 1989, lorsque la publication des Versets sataniques de Salman Rushdie a déclenché un tonnerre de protestations des musulmans, surtout en Occident, j’étais délégué étudiant à l’Université de Berkeley, d’où le mouvement pour la liberté de parole avait jailli dans les années 60. Deux librairies furent l’objet d’attentats à la bombe, selon toute vraisemblance à titre de rétorsion contre le livre, et en l’absence de toute revendication.



Comme plusieurs autres étudiants musulmans, je suis passé à la télévision locale pour dénoncer les attentats. J’affirmais que, même si les musulmans pouvaient à juste titre se sentir offensés, personne n’a le droit d’imposer sa censure ni d’intimider autrui par des atteintes à la sécurité des personnes ou à la propriété.

En fait, c’est nous qui avons été couverts d’opprobre, tant par les musulmans que par les non musulmans : le grand public nous accusait de vouloir déguiser notre désir d’imposer nos croyances aux autres, nos frères musulmans nous accusaient de vouloir présenter des excuses pour la colère légitime de nos coreligionnaires, qu’elle ait ou non dépassé les limites de la violence. Ce paradoxe s’est répété bien des fois depuis, tout récemment à l’occasion de la publication des caricatures danoises et des réactions violentes de certains musulmans à leur égard.

En fait, au cours de cette période, les chocs les plus frontaux entre musulmans et non musulmans n’ont pas porté sur la politique ou les affaires étrangères, mais bien plutôt sur cette question de liberté d’expression. Naturellement, les musulmans se sont offusqués de l’image que certains artistes, écrivains et universitaires présentaient de leur religion.

De leur côté, les non musulmans ont critiqué tel ou tel livre agressif, ainsi que les institutions qui les diffusent (comme nous l’avons aussi fait, d’ailleurs). Dans les deux cas, les gens parlent sans s’écouter et sans se soucier d’être écoutés. Personne n’échange vraiment d’idées, et le cycle infernal continue.

Pourquoi, alors, les musulmans sont-ils si sensibles à ce qu’on dit d’eux dans les médias? D’une façon générale, ils sont de plus en plus sur la défensive, à mesure que leur image médiatique s’éloigne de celle du musulman moyen.

Lorsqu’ils s’insurgent contre cette représentation, on leur répond que la première condition pour la modifier serait qu’ils changent, eux, le comportement des musulmans extrémistes. Or ceux-ci sont totalement au-dehors de leur cercle d’influence, souvent à des dizaines de milliers de kilomètres de là.

Placés dans cette position, les musulmans n’ont d’autre choix que de repousser plus vigoureusement encore les portraits insultants ou déformés qu’on fait d’eux. Certains, malheureusement, poussent trop fort, mais les musulmans ne sont pas les seuls à pousser. Toutes les voix qui visent à marginaliser la présence des musulmans dans le débat public dépassent régulièrement les bornes.

J’en veux pour exemple deux cas récents. C'est d’abord, le député de New York Peter King et ses amis qui essaient de faire interdire la campagne d’affiches “Pourquoi l’islam ?” dans le métro de New York, au seul motif que cette publicité aurait bénéficié de soutiens externes. Deuxième cas, certains voudraient empêcher la publication prochaine du livre Jewel of Medina. Dans les deux cas, ces tentatives n’ont pas réussi à apaiser la controverse. Celle-ci restera en latence, jusqu’à ce qu’elle resurgisse un jour ou l’autre.

A force d’observer ces échanges stériles, j’ai compris que la meilleure réponse à la libre parole est tout simplement une autre parole. Chacun devrait avoir le droit de publier ce qu’il veut sur l’islam et les musulmans, même si le contenu est offensant, sans crainte de censure ou de rétribution.

Mais on ne peut attendre des musulmans qu’ils acceptent passivement ce principe. Tout musulman offensé a le droit — voire la responsabilité — de critiquer vigoureusement tout ce qui s’écrit sur les musulmans et leur religion, à condition de ne pas franchir la ligne rouge de l’intimidation et de la coercition. Dans un monde idéal, les parties en présence devraient avoir l’esprit assez ouvert pour comprendre le point de vue de l’autre.

Il faudra complètement recadrer les mentalités pour que les intéressés des deux côtés puissent se tenir à cette ligne de conduite. Mais l’option inverse est impensable, avec d’un côté une communauté musulmane hyper susceptible, incapable de réagir constructivement à la critique venue de l’extérieur (pas plus qu’à la critique interne d’ailleurs), et de l’autre une communauté médiatique / artistique / laïque en proie à une peur réelle et qui n’aurait pas le droit de s’exprimer librement. Chacun peut voir aujourd’hui les blocages et l’incompréhension croissante engendrés par un discours brimé.

Au bout du compte, personne n’a le droit de ne pas se sentir offensé, et personne non plus n’a le droit de vivre sans tenir compte de l’opinion des autres, pour désagréable qu’elle soit. Cela vaut pour un drapeau brûlé (après tout cela ne fait de mal qu’à un bout de tissu) comme pour l’opinion d’un non musulman sur le prophète Mahomet (qui a priori n’atteint pas la croyance sincère d’un musulman). Aussi bien le respect de la religion qu’un sens généralement partagé de la vie en société commandent de contrôler ses émotions pour préserver l’ordre social. C’est dans ces conditions que peut s’épanouir la liberté de parole — avec tous les bienfaits qui en résultent.

Si nous voulons progresser, nous avons tous besoin d’une épiderme moins sensible, d’une plus grande ouverture d’esprit et de mieux comprendre les principes d’une parole libre, comme ceux qui ont guidé ma vie d’étudiant et qui m’ont permis, par la suite, d’avoir de l’influence sur les autres. C’est à ce prix seulement que chacun — musulman ou non — sera en mesure de faire progresser sa société sans pour autant sacrifier ses droits.

* Shahed Amanullah est le rédacteur en chef de altmuslim.com.


Commentaires

1.Posté par Nathalia le 26/08/2008 14:34
Liberté d'expression, une voie à double sens, peut-être. Mais ce que je vois, c'est que la liberté fait peur à certains comme si elle était une arme à double tranchant, ce qui est quand même étrange !
Personne n'a le droit d'imposer la censure, comme il est écrit dans le texte, pourtant on continue à censurer, par peur sans doute, ce qui veut dire qu'on n'est pas libre. En même temps toutes les vérités ne sont pas bonne à dire, tout le monde le sait.
Certaines vérités dites ou écrites ( "les paroles s'envolent, les écrits restent") ont allure de provocation et la parole libre n'est pas chose facile.
La chose essentielle c'est la tolérance, accepter l'opinion des autres et communiquer, l'échange de points de vue est passionnante et enrichissante plutôt que de rester bloqué sur ses positions.
Chacun a une vision de la vérité qui lui est propre et qui doit être respectée mais attention à ne pas toucher aux sujets trop sensibles et à ne pas heurter les sensibilités, c'est le moins qu'un être humain digne de ce nom, puisse faire.

2.Posté par A.Ali le 28/08/2008 09:50

La liberté est précisément une arme à double tranchant, parce qu'elle tue les privilèges et les inégalités.
Ceux qui ont peur de la liberté d'expression, et se prêtent à tous les coups bas pour la contenir et la museler, sont ceux-là même qui veulent maintenir les inégalités et préserver leurs privilèges. Ceci est sur le plan national.

Sur le plan international toutefois, la liberté d'expression n'est qu'un prétexte, une sorte de thérapie obscène pour les malades mentaux, pour extirper la haine qui les étouffent, par les attaques qu'ils font à l'égard du prophète, qui est le symbole suprême et le leader exclusif de l'Islam.

Présentent-ils des arguments qui prouvent le bien-fondé de leur action ? Non.
Possèdent-ils des vérités historiques ou scientifiques qui viendraient contredire le message du prophète ? Non.

On aimerait voir tous les savants du globe réunis, pour sortir une seule vérité, qui viendrait contredire le message du prophète !
Pourquoi ne le font-ils pas ? Je ne fais que poser la question, de la manière la plus normale et la plus simple au monde.

Les insultes ne sont qu'ignorance et vulgarité. Et elles ne peuvent être acceptées sous le prétexte de la "liberté d'expression".
Elles ne sont que de la méchanceté qui engendre des réponses violentes, à cause de la colère et de la haine instantannées qu'elles provoquent, chez tout être humain.



3.Posté par Aziz le 30/08/2008 13:30
Vous avez une drôle de conception de la libérté mon cher Ali. Vous commencez par fustiger les adversaires de la libérté d'expression sur le plan local, et vous la refusez à ceux qui ne pensent pas comme vous en matière religieuse. Vous leur dites: Oui pour la liberté d'expression mais ne vous en prenez pas à ce que moi je crois la vérité absloue. Vous savez , c'est que n'importe intégriste soutient, qu'il soit musulman, juif , chrétien ou sans religion. C'est ce que les communistes staliniens ont pratiqué durant près d'un siècle aussi. D'ailleurs comme vous, ils considraient les gens qui avaient une pensée differente de la leur comme des malades mentaux.
J'ai peur de devoir vous décevoir mais je pense comme Shahed Amanullah, que la seule réponse à la libérté de parole est une autre liberté de parole.
Je pense que l'islam comme toutes les autres religions ou un système de pensée, une idéologie , peut s'enrichir de la contradiction et des regards critiques des autres non musulmans, mais aussi des musulmans critiques.
Dites vous bien que les religions n'ont pas besoin de gardiens du temple pour vivre, celles qui se sont acharnées à faire taire la critique se sont affaiblies, et certaines ont même péries.
http://yahoo.fr

4.Posté par A.Ali le 30/08/2008 23:34

Vous avez une drôle de façon de comprendre les choses, mon cher Aziz.
Ce n'est pas la liberté d'expression que je remets en question. Bien au contraire. La liberté est le moteur principal, qui pousse l'humanité vers la prospérité, grâce à l'espace de créativité qu'elle engendre.
Il ne peut y avoir d'évolution de l'esprit des sciences et de la culture, sans cet élément essentiel qui est : La liberté.

Par contre les insultes, et vous en conviendrez avec moi, ne peuvent faire partie de cet espace de liberté. Personne ne peut admettre des insultes, sous prétexte de la liberté d'expression.

Qu'apporte cette caricature du prophète, avec une bombe en guise de turban, sur le plan de la critique ? Absolument rien.
C'est tout simplement de la provocation.

En revanche, il serait intéressant de lire une critique argumentée, sur le prophète ou sur l'Islam. De cette façon, on peut ouvrir un dialogue, et entreprendre de répondre à ces critiques. Mais que peut-on répondre à des insultes, à de la provocation ?

Il n' y a rien d'intégriste à juger, et à rejeter des injures ridicules et contre-productives au rapprochement entre les peuples, et à la compréhension de leurs différentes croyances. Et l'Islam n'a pas de gardiens, à l'origine. Il n'en a pas besoin. Il est ouvert à toutes les critiques et à toutes les idées, mais son messsage est invariable, et ne peut subir d'altération, malgré ses différentes écoles.

5.Posté par Nour le 31/08/2008 12:09
Il ne faut pas tout mélanger ni faire d'amalgame, la liberté d'expression et la "parole libre" n'ont rien à voir avec les religions. Certes la liberté est un moteur puissant mais au Maroc ce moteur est freiné de toutes parts car cette liberté n'a pas été conquise par les marocains comme Elle a pu l'être ailleurs, dans d'autres pays.
Aziz, je suis d'accord avec vous lorsque vous écrivez : "l'Islam ou un système de pensée, une idéologie peut s'enrichir de la contradiction
et des regards critiques des autres non musulmans etc..." Pour moi, c'est ça la tolérance...et l'intelligence à développer sur les forums ou ailleurs ! Merci à vous.

6.Posté par A.Ali le 31/08/2008 18:52

En effet, il ne faut pas tout mélanger. Il ne faut surtout pas s'embrouiller, et perdre les pédales. Il faut lire attentivement ce qu'écrivent les autres, avant de se précipiter sur le clavier.

J'ai écrit que la liberté d'expression, est le seul moteur capable de sortir les peuples opprimés de la dictature, et promulguer la démocratie.

Mais la liberté d'expression se transforme en injure, dès qu'elle devient de la provocation.
C'est ça la différence qu'il faut faire, et ne pas tout mélanger.

Il y a des priorités dans la vie. Et la priorité des priorités, est le respect de l'intégrité morale et physique de tout être humain. Il ne faut pas l'insulter ou le provoquer sous prétexte de "liberté d'expression". Toutes les lois du monde jugent cet acte comme de la diffamation.

Il ne faut donc pas tout mélanger ni faire d'amalgame.

7.Posté par Aziz le 01/09/2008 11:38
Cher Ali
Nous sommes d'accord sur le principe du préalable de la libérté, ce n'est pas là le problème. Sans libérté, l'intelligence se meurt, et avec elle la créativité, les valeurs moraux et autre. Ce qui me gêne par contre chez toi Ali, comme chez les tenants de la pensée normative, les moralistes, c'est cet inclinaison à dicter aux autres leur manière de faire usage de la libérté. Tu nous dis: Oui à la libérté mais pas pour se moquer ou insulter; oui à la libérté mais il y a des priorités. Comment peut-on se permettre de dire aux autres quelle devrait être leur priorité? Qu'en savez vous, et moi avec vous, des priorités pour qui ce soit?
et puis parlons des caricatures. La caricature est un art et l'art et par définition de la provocation, de la dérision, de la révolte contre les évidences. L'artiste est un être irréverencieux par définition. La provocation, la dérision, l'imagination débordante ce sont ses outils de travail, sa façon de nous donnez à réflechir, de nous inciter à remettre en cause nos évidences, nos vérités. C'est en sommes sa façon d'enrichir le débat intellectuel. Ce sont les artistes, caricaturistes compris, qui sont les vrais générateurs de progrès. De ce point de vue, les caricatures danoises ne me gênent guère, au contraire, il me font prendre conscience des dangers de l'intégrisme et du terrorisme. Et puis quoi? faudrait-il qu' à chaque fois qu'un dessin ou un article irréverencieux fait son apparition, sortir dans la rue pour battre la pavé et brûler des drapeaux?

8.Posté par A.Ali le 01/09/2008 23:13

Cher Aziz,
Encore une fois, il faut lire tranquillement, avant de répondre. Où est-ce que tu vois que je suis un "moraliste". D'ailleurs, comment tu définis un "moraliste" ? Est-ce le contraire d'un "libertin", pour toi ? Ou est-ce autre chose ?

Je n'ai ni la capacité, ni la volonté ou l'envie de faire la morale à qui que ce soit. Je dis simplement ce que je pense, et je ne m'attends pas à ce que tout le le monde soit d'accord avec moi, et c'est tant mieux, parce que c'est normal et humain de ne pas être d'accord sur tout et sur n'importe quoi.

Tu as écrit : "Comment peut-on se permettre de dire aux autres quelle devrait être leur priorité? Qu'en savez vous, et moi avec vous, des priorités pour qui que ce soit ?"

Où est-ce que tu as lu que je me permets de dire aux autres leurs priorités ? Je n'ai jamais dit ça. Chacun a ses priorités.

J'ai écrit : "Il y a des priorités dans la vie. Et la priorité des priorités, est le respect de l'intégrité morale et physique de tout être humain"
N'es-tu pas d'accord ?
Les attaques contre le prophète constituent, pour moi, une atteinte à mon intégrité morale. Je ne crains pas la critique fondée ou spirituelle, mais j'abhorre les injures, qui ne sont que la manifestation de la vulgarité de l'esprit, et la médiocrité de l'âme.

Tu as écris aussi : " L'artiste est un être irréverencieux par définition"
Rien n'est moins sûr. Il n' y a rien de plus obséquieux qu'un artiste dans un pays arabe. Ils ont tous chanté les louanges de leurs dictateurs, à commencer par ici. Les poètes lisent leurs textes à quatre pattes, dans les palais arabes. Quant aux autres formes d'art, elles n'existent tout simplement pas, là où il n'y a pas de liberté.
Pouvait-on faire la moindre caricature concernant H2 ? ou même aujourd'hui ?

Donc, la liberté est la mère de tous les arts. C'est elle qui permet aux artistes de grandir et de s'épanouir, comme ses propres enfants.

L'art est générateur de progrès. On est d'accord là-dessus. Il constitue l'un des mouvements principaux, susceptibles de développer la civilisation et la culture d'une nation donnée.

Est-ce que les caricatures faits par les Danois, contribuent d'une façon quelconque au développement de l'art, et de la liberté ?

Est-ce qu'ils sont capables de caricaturer un chef d'Etat en exercice, dans le tiers-monde ? Un tyran ? un dictateur ? Où est donc passé cette hypocrisie appelée " liberté d'expression ".
Un chef d'Etat est d'abord un débouché commercial pour les produits danois, n'est-ce pas ? En plus, il est capable de réagir violemment aux caricatures sur sa personne.
Ils ont du courage nos amis tartistes-caricaturistes Danois ! Ils attaquent un symbole.

La caricature du prophète, avec une bombe en guise de turban, te fais prendre conscience de l'intégrisme et du terrorisme, tu dis ?
Chacun a sa façon de concevoir les choses, et il ne faut s'étonner de rien.
On peut ne pas adhérer aux préceptes de l'Islam, et rester lucidement respectueux des sentiments des autres, n'est-ce pas ?

A chaque fois qu'il y a un article irréverencieux, ou une caricature du prophète, que faudra-t-il faire, d'après toi ?

Une petite question personnelle, à laquelle tu peux ne pas répondre, si tu le souhaites, Aziz : Est-ce que tu acceptes de te faire ridiculiser par une caricature, au nom de la "liberté d'expression" , et de la faire circuler dans tout le Maroc ?

Personnellement, je ne l'accepterais pas, mais chacun est libre de réagir comme il l'entend.

9.Posté par Aziz le 02/09/2008 11:30
Je te répondrai volontairement mon cher ami. Je commencerai par la dernière question.
Oui, j'accepterai de me faire caricaturer sous des conditions précises: Un : si je suis un homme public assumant une responsabilité politique ou autre qui engage le destin d'autrui; Deux: Si je suis représentant d'une partie de l'opinion publique, un dirigeant d'un parti etc..
Dans un Etat de droit où les libertés publiques sont inscrites dans la constitution, la caricature fait partie du débat politique entre les forces en concurrence. La caricature c'est l'irrévérence par excellence. Si elle se place souvent sur les frontières du tolérable et du décent, elle permet, comme d'autres formes de critiques, d'éviter la tyrannie de la pensée unique, la démagogie.
Que faire si le prophéte est profané? Je ne pose pas cette question tout d'abord. Ensuite, moi je pars du principe suivant: nous vivons dans un monde où il n'y a pas que des musulmans. Si le prophéte est sacré pour les musulmans il ne l'est pas pour les 5 milliards d'humains restants. Et donc, si je veux me faire respecter il faudrait bien que je respecte les croyances des autres et leur façon de vivre. Ce que ne font pas malheureusement bcp de musulmans depuis quelques décénnies déjà en prenant en otage la foi commune des musulmans et en la transformant en idéologie politique obsurantiste et guerrière.
Il ne faut pas s'attendre dans ces conditions à ce que le reste du monde nous jette des fleurs, surtout, lorsqu'ils constatent que nos sociétés croupissent dans le sous développement et la dictature, qu'il n'y a pas de culture, que nous sommes intolérant, ennemi de la libérté etc...Et en plus certains d'entre nous se permettent de leur donner des leçons.
Je te fais remarquer, Ali, que l'islamophobie ambiante date à peine des années 80 et 90, à la suite des attentats islamistes, des déclarations de guerre saintes ici et là.
Vous me demandez quel est ma conception de la foi. La voici: Je suis pour un islam intimiste, serein qui n'a pas besoin de se défendre. Un islam qui ne se conjugue pas à la politique ou aux idéologies. Je suis contre l"islam instrumentalisé, idéologisé, l'islam support d'une cause politique.
Cet islam serein, n'a pas besoin de ses adeptes pour être et pour être respecté.
Sur "l'accusation" de moraliste: Un discours normatif ou moraliste est un discours qui cherche à dire ce qui est bien et ce qui est mal, ce qu'il convient de faire ou de ne pas faire. Il prêche la norme morale.
Je n'aime pas la polémique mon cher Ali, mais ne m'en veut pas si je te rappelle que tu as glissé dans le moralisme en voulant ramener autrui à ta propre conception de la critique.
A l'occasion je te rappelle que la recherche en matière d'islam, l'islamologie, est infiniment plus développé en occident non musulman que dans les pays islamiques où elle est carrèment inéxistante. Il est donc injuste de penser que les occidentaux ne produisent que des caricatures et des insultes, c'est faux. Au contraire, aujourd'hui pour faire des études sur la pensée islamique, sur l'histoire de l'islam, sur les grands penseurs de l'islam tels Ibn Khaldoun ou Ibn Rochd, il faudrait s'inscrire aux universités anglaises, françaises, allemandes ou américaines, mais pas à Rabat ou au Caire où on continue à ruminer des vieilleries ancêstrales et où l'on produit des intélligences bornées, installées sur un trone de certitudes béates.
Je te rappelle que le fanatisme religieux est parti de nos universités.
Un dernier point: J'ai dit que l'artiste est irréverentieux par définition. Je n'ai pas dit que l'artiste dans le monde arabe l'est. C'est la raison pour laquelle nos arts, notre littérature, notre cinéma peinent à s'affirmer.

10.Posté par A.Ali le 02/09/2008 16:17

Nous sommes tout à fait d'accord sur le fond, mon cher Aziz, et c'est normal qu'il y ait quelques divergences sur la forme. La caricature des hommes publics et politiques fait partie du fondement même du jeu de la démocratie. Elle permet, en effet, de barrer la route au culte de la personnalité, à l'instauration de la tyrannie, et du Pouvoir personnel, comme nous le constatons, avec la rage au coeur, dans tous les pays arabes, ou dits arabes, de l'Atlantique jusqu'au Golf persique.

La caricature est une forme concentrée de la critique, et nos sociétés féodales et arriérées ne seront libérées que par des critiques acerbes, engagées et permanentes, venant de toutes parts, afin de faire tomber les tyrans qui contrôlent les destinées de ces pays, et constituent le seul véritable obstacle à l'émancipation et à la liberté.
N'oublions pas, mon cher Aziz, que nous avons une histoire pleine de gloire, et d'événements qui ont marqués l'histoire du monde, tels que l'apport culturel et scientifique à la connaissance de l'humanité. Et ce n'est pas la peine de revenir là-dessus, parce que ça fait mal au coeur, lorsqu'on constate dans quel état d'ignorance et de décrépitude nous vivons aujourd'hui.

Est-ce que la profanation ou la caricaturisation du prophète, va nous sortir de ce délabrement social ? Est-ce que la haine portée au prophète, peut changer quoi que ce soit à cette situation ? Bien au contraire.

L'islamophobie ambiante est récente, effectivement. Elle coïncide avec la chute du bloc de l'Est et la fin de la guerre froide, dont nous avons été victimes. L'Occident, et principalement les Etats-Unis, à cette époque, ont favorisé l'installation de dictateurs à la main de fer sur nos pays, afin de barrer le passage au Communisme. Ils ont fermé les yeux sur tous les dépassements et sur les assassinats politiques. Ils y ont même participé, comme à celui de Lumumba ou de Ben Barka. L'islamophobie est intimement liée à la géopolitique.
Après la chute du mur de Berlin, et la fin de la guerre froide, les puissances occidentales ont lâché leurs anciens protégés, qui leur servaient de remparts contre le communisme, tel que Mubutu, le Shah d'Iran, Pinochet, etc, ou même H2, qui a été obligé de lâcher du lest à partir de ce moment-là, parce que le parapluie était emporté par le vent de la géopolitique.

Nous connaissons, en ce moment, les mêmes phénomènes que lors de la décolonisation, lorsque les Européens ont quitté précipitamment leurs colonies, à cause des guerres qu'ils perdaient, en laissant derrière eux des pays aux frontières incertaines, tracées sur des cartes, par les colons, sans tenir compte des réalités ancêstrales sur le terrain. Après leur départ, des guerres fratricides ont éclaté pour redéfinir les frontières, en fonction des liens entre les tribus, entre les castes et les races.

Aujourd'hui que les dictateurs, anciens serviteurs de l'Occident contre le communisme, et vice versa, ne peuvent plus frapper dans le tas, en toute impunité, les peuples commencent à reprendre confiance, il se forme par ci par là, quelques mouvements de libération des terres de l'Islam, que le communisme avait pris soin de vouloir éradiquer par des déportations massives en Asie centrale et dans le Caucase, et par des interdits strictes de la pratique du culte musulman. C'est ce que l'on appelle "le terrorisme". Mais où commence le terrorisme, et où s'arrête les mouvements de libération ?

Tu dis, Aziz "Je suis contre l' islam instrumentalisé, idéologisé, l'islam support d'une cause politique". Mais ceux qui régnent sur plusieurs pays arabes actuellement, ne se maintiennent sur leurs trônes qu'avec un Islam idéologisé, à leur façon bien sûr. Et c'est dans ce but bien précis de s'y maintenir, qu'ils complotent continuellement contre le savoir et l'éducation à la portée de tous.

Dans ces conditions, il est évident qu'on ne peut faire de recherche historique, ou d'étude sérieuse sur la pensée islamique dans nos pays. Il n' y a pas de liberté, ni d'espace intellectuel favorable pour le faire.

Ramadan karim pour tous.

11.Posté par Aziz le 03/09/2008 10:41
Bonjour Ali, bonjour à tous
Je maintiens ce que j'ai dit: je suis contre l'islam instrumentalisé au service d'une cause. Et ça s'applique à tout le monde, les pouvours en place comme aux mouvements d'opposition. D'ailleurs je ne crois pas aux prétentions démocratiques et libératrices des mouvements dont les références sont d'ordre religieuses. Théocratie et démocratie sont antinomiques. Pour moi la religion, islam ou autre, est l'espace de l'absolue où les croyants se retrouvent et fratérnisent. Tandis que la politique est le domaine du relatif où les citoyens débattent, se disputent, se trompent souvent mais peuvent avoir parfois des bribes de vérité. Mêler la religion à la politique ne peut mener qu'à la tyranie et au totalitarisme.
Oui, l'islamophobie a coincidé avec la fin de la guerre froide, mais aussi avec les attentats islamistes en France, à Naïrobi, en Algérie, en Egypte et ailleurs avant de toucher les Etats-Unis.
Si on veut absolument trouver le méchant dans cette histoire, il faudrait le chercher dans plusieurs directions.
Ceci étant, je dois avouer que l'anti-américanisme à tout crin ne me séduit plus et depuis bien longtemps. L'Amérique n'est certainement pas un enfant de choeur mais ce n'est pas non plus le diable. Je dois ajouter que la victimisation des peuples arabes ne leur rend certainement pas service. Au lieu de se demander "qui nous a fait ça?" et de pointer un doigt accusateur vers les uns et les autres en dehors de nous, posons plutot celle-là: "Qu'est-ce qui cloche dans nos société au point de nous retrouver dans le pétrin?"
A ce moment là, on sera en mesure de mettre le doigt sur nos propre maux: le manque de liberté, le système éducatif débilisant, une culture qui n'arrive pas à se débarasser du cocon religieux où elle est enfermée, etc etc...
Un dernier point, Ali: Le recherche n'a pas besoin que de libérté, elle a aussi besoin de compétences d'hommes et de femmes formés à bonne école, qui savent douter, et qui croient que la vérité et toute relative, elle est la fille de la recherche et de l'expérience.


12.Posté par A.Ali le 03/09/2008 16:25

Bonjour Aziz,

"Qu'est-ce qui cloche dans nos société au point de nous retrouver dans le pétrin?" C'est la grande question !
Et la réponse, tu l'as déjà donnée : "le manque de liberté, le système éducatif débilisant, une culture qui n'arrive pas à se débarasser du cocon religieux où elle est enfermée, etc etc..."

"Je maintiens ce que j'ai dit: je suis contre l'islam instrumentalisé au service d'une cause. Et ça s'applique à tout le monde, les pouvours en place comme aux mouvements d'opposition"
Mon cher Aziz, si les pouvoirs en place n'utilisaient pas la religion pour s'imposer, il n' y aurait pas de mouvements d'opposition. Pour se débarrasser de ces tyrans, il n'y a que la force de la religion qui soit capable de les souffler comme de la poussière.
Comment faire autrement ? Les forces armées dans ces pays, n'existent que pour défendre les régimes en place, et défendre surtout le tyran et sa famille.

Saddam avaient enterré ses avions sous le sable, pendant l'invasion américaine, pour pouvoir les utiliser lors d' un soulèvement populaire éventuel, aprés le départ des Américains.
De toutes façons, ces avions n'auraient servi à rien contre les fusées américaines.

Et si je parle de la division du monde entre l'Est et l'Ouest, des sphères d'influence et des autres pays pris en otage, ceci ne fait pas de moi un anti-Américain. Au contraire. Ayant vécu aux USA, je sais que ce grand peuple n'est pas parvenu à être le "leader" du monde par hasard. Ce sont des hommes de grande valeur qui ont fait de ce pays ce qu'il est aujourd'hui. Ce sont des hommes et des femmes qui placent la liberté individuelle au dessus de tout, et elle ne peut être limitée que par l'application de la loi.
Ils ont construit un pays magnifique où chacun peut réaliser ses rêves et parvenir à ses aspirations, s'il est capable d'y mettre l'énergie et le talent qu'il faut.

"L'american dream" n'est pas le fait de posséder une maison, une auto et un compte en banque. C'est plutôt le rêve de tout Américain de parvenir au commandement suprême de la nation, s'il est doué, et le souhaite de toutes ses forces, quelles que soient ses origines et son milieu social. Persone ne peut lui barrer la route.
Personne ne peut bloquer la marche et l'ascension des hommes et des femmes doués et intelligents, vers le sommet de la hiérarchie sociale et politique." the sky is the limit" comme ils disent.
Les Américains n'acceptent aucune offense sur le plan personnel, et ça se régle souvent à coups de poings, comme ils n'acceptent aucune obséquiosité, et ne comprennent pas qu'il y ait des sidi et des machins dans d'autres sociétés. Alors que dans nos pays, il n' y a que les obséquieux et les rampants qui arrivent aux hautes charges de l'Etat. Pourquoi ? Parce que ceux qui rampent au lieu de marcher, ne se mettront pas debout pour défier le dictateur à la tête de l'Etat. Il les choisi uniquement pour ça, pas pour leur talent. Ils n'ont jamais de talent. Quelquefois, ils se rebiffent contre leur statut de serviles, mais comme ils sont souvent bêtes, ils ratent complétement leur rebuffade. l'histoire nous l'a déjà montré.

Les attentats "islamistes" un peu partout dans le monde ne peuvent pas être considérés comme des actes dictés par l'Islam. Est-ce que l'Islam nous pousse ou nous conseille d'aller poser des bombes, Aziz ? Voyons donc ! Il faut chercher leurs origines dans la psychologie sociale de nos sociétés post-indépendantes.Ce sont les rêves brisés de toutes ces populations qui ont crée cette frustration violente, en plus de l'humiliation permanente et détestable, pratiquée par l'Etat juif à l'encontre de toute la nation arabe, dans l'indifférence encore plus détestable des ses dirigeants. C'est dans ce terreau qu'il faut chercher les semences de toutes les violences que l'on constate, et qu'on attribue à l'Islam, sous l'idiome d' "islamisme".
Est-ce qu'il y aurait eu l'attaque du world trade center s'il n' y avait pas tous ces abus, cette humiliation inacceptable de la part des soldats juifs contre une population dans laquelle nous nous identifions tous ? Il n' y avait pas plus peureux qu'un juif, et on a de la difficulté à croire ce qu'on voit aujourd'hui. Des gens qui ont été victimes de la persécution pendant des siècles, victimes du rejet de la société européenne, et des camps d'extermination allemands tout récemment, deviennent tout d'un coup des bourreaux à leur tour. C'est difficile à croire et à admettre.

Le problème de l'Etat hébreux est crucial dans toutes ces agitations violentes, qui existent un peu partout dans le monde.
Ce n'est pas la religion qui est la cause de ce tourbillon de violence, mais bien la stupidité de l'homme, sa cupidité, sa façon de vouloir dominer, exploiter, exproprier les autres en faisant ce qu'il appelle de la politique. Je crois que nos problèmes nous viennent de la poilitique, mon cher Aziz, et non de la religion..


13.Posté par Aziz le 05/09/2008 11:46
Bonjour Ali,
Je vois qu'il n'y a plus que nous deux à continuer ce débat. C'est bien dommage.
Deux choses m'attristent, hélas dans ta dernière intervention, mon cher Ali.
Ton rapport au sacré, et ta propension à l'antijudaïsme. Je te parle franchement, sans complaisance sinon notre débat serait dénué d'intérêt.
Tu me dis : puisque les tyrans exploitent l'islam, allez, tout le monde a le droit d'instrumentaliser le sacré pour les déloger. excuse moi, mais ce ne sont pas des propos à mettre dans la bouche d'un croyant rspectueux de la foi, mais dans celui du politicien macheavélique, celui-là même que tu veux combattre. Non, pour combattre la tyranie il faudrait puiser ses ressources dans les valeurs de justice, de liberté, de respect de la dignité humaine, pas dans le cynisme machéavélique.
Second point. Tu accuses le "soldat juif" d'être à l'origine de la violence dont des musulmans sont les acteurs.
Je crois que je ne t'apprend rien en te disant que c'est une accusation qui ne date pas d'hier. Le juif a toujours été montré du doigt à travers l'histoire , à l'occasion d'une famine, d'une épidémie, d'une guerre ou d'un tremblement de terre. On sait ce que ce raccourci à coûter à l'humanité. C'est un discours, en plus de son caractère injuste, ne sert en rien la question palestinienne dont tu plaides la cause.
Et puis tu trouve injuste que l'islam soit bafoué, demande toi si ce n'est pas également injuste de bafouer le juif.
Reste un dernier point: le terrorisme, islamiste ou autre, n'a pas d'excuse. La misère, l'injustice, le manque de liberté, ne sont aucunement des pretextes pour aller tuer les gens.
Nous sommes pour une société juste et libre où tout un chacun dans ces différences politiques, religieuse et autres, trouve sa place. Ce n'est certainement en prêchant la haine et en justifiant la violence qu'on y arrive.
A plus, Ali



14.Posté par A.Ali le 08/09/2008 01:40

Bonjour "Aziz"

C'est une bonne tactique que de dévier ce que j'écris pour faire apparaître le discours officiel, avec le prétexte tout naturel de donner son avis sur le Net.

Le cynisme machiavélique, hein ?
Et j'accuse le soldat juif de la violence dont des musulmans sont les acteurs ?
Si l'Islam est bafoué, il ne faut pas bafouer le juif ?
Le terrorisme islamiste, hein ?
C'est exactement le discours de samir de casa ! C'est le flic du Net. Es-tu son suppléant, ou lui-même ?


15.Posté par Moh le 08/09/2008 09:56
Mon cher Ali,
J'ai le regret de te dire que nous n'avons plus rien à nous dire. C'est dommage, notre discussion était intéressante et voilà que, à bout d'arguments, tu empruntes la même voie que les tyrans, ceux-là même à qui tu jettes l'opprobre. Je dois en fait te remercier pour ta réaction émotive, par ce que, sans le vouloir, tu viens de démontrer pourquoi la démocratie n'arrive pas à prendre prise chez-nous. Oui, comment peut-on être en démocratie si à chaque fois que quelqu'un ouvre la bouche, on se presse de l'accuser d'ennemi, de flic, d'agent de l'étranger, voire de le jeter en prison. C'est ce que tu viens de faire mon ami.
J'attendais de toi de faire un effort intellectuel, de produire des idées cohérentes et voilà que tu me produits des émotions. C'est bien dommage. Adieu Ali. Sans rancune.

16.Posté par A.Ali le 08/09/2008 12:08

Mon cher ami,

Regarde un peu ce que tu écris, parce que tu ne fais que de la démagogie, en glissant le point de vue officiel sur les évenements, sans avoir l'air d' y toucher. Ce qui t'interesse, c'est le statu quo, l'immobilisme, qui est le fondement de la monarchie. Les Marocains ne sont pas contre la monarchie que tu défends bec et ongles. ils sont contre l'injustice et le favoritisme d'un clan sur les autres couches sociales, qu'elle produit. Cet état de fait est incompatible avec l'administration d'un pays moderne. C'était le seul moyen de régner, au moyen-âge. Aujourd'hui, c'est une catastrophe. C'est comme si on continuait à pratiquer la médecine du moyen-âge. C'est ridicule.

Regarde ce que tu écris : "Tu accuses le "soldat juif" d'être à l'origine de la violence dont des musulmans sont les acteurs".

Comment peux-tu écrire une chose pareille, si tu n'es pas payé pour ça ?

La terre entière est révoltée par l'arrogance et la brutalité des soldats juifs en Palestine. Combien de Palestiniens sont-ils tués chaque jour ? Est-il nécessaire de te dire toutes les souffrances du peuple palestinien, par les mains de ce "soldat juif", que tu sublimes ? Es-tu aveugle ?
Ce sont les Musulmans qui sont les "acteurs de la violence", hein ?
C'est exactelment la théorie contre nature, dont se veulent se convaincre les chefs des Etats arabes caduques et obsolètes, parce que c'est la seule alternative qu'ils ont devant un Etat juif, capable de les faire disparaître, comme il l'a fait avec Saddam. Pour sauvegarder leurs trônes, ils sont prêts à toutes les concessions, et à subir toutes les humiliations.
Pour l'opinion interne, ils comptent sur des types rôdés et grassement payés, pour se jouer des idées d'une population, volontairement gardée inculte, afin de lui faire gober n'importe quoi. Et si ce stratgème ne prend pas, il reste aux dictateurs la chose qu'ils connaissent le mieux : régner par la force, contre vents et marées, et à tout prix.

Mais le prix payé par les peuples, pour que ces bouffons puissent régner, est catastrophique. Ils le payent de leurs vies, sacrifiées pour rien, pour le plaisir et l'enrichissement éhonté de ceux qui les gouvernent.



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